Où passe l’aiguille de Véronique Mougin

9782081395558
flammarion 31/01/2018

Quatrième de couverture :

Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille.
Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier.
Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.

Mon commentaire :

Ce récit commence en 1944 dans le ghetto de Beregszàsz petite ville située alors en Hongrie et devenue Berehove en Ukraine. Tomi, notre héros, est un gamin insupportable qui en fait voir de toutes les couleurs à son père le couturier pour homme Monsieur Kiss. Une chose est sûr : il ne sera jamais couturier comme son père, pas question pour lui de passer sa vie à enfiler des aiguilles.

Il n’y a guère de suspense quand la famille, fin mai 1944, est embarqué pour les camps et que la mère et le petit frère y disparaissent très vite. Du coté des hommes c’est l’horreur au quotidien. Avec eux un voisin et son fils, tous les quatre ils se soutiennent pour survivre. Le père voit son quotidien un tout petit peu facilité grâce à son travail de couturier. Le fils lui n’a rien, il se débrouille comme il peut. Il, est retors, même teigneux, il magouille. En cachette il apprend lui aussi à coudre, ce qui le sauve.

Après la guerre, à Paris il travaille pour un grand couturier et se retrouve dans les coulisses du luxe. Il est devenu un des meilleurs couturiers de Paris, il peut tout faire. C’est un génie. Mais dans sa tête s’est difficile. Peut-on vivre normalement après les camps, quand on tout perdu, sa famille, son enfance…. ?

On s’attache à Tomi tout au long du livre et pourtant il ne se montre pas souvent sous son meilleur jour. Est-ce parce que ce roman est tiré d’une histoire vraie et qu’il y a une certaine pudeur à se raconter ?

Hier Marceline Loridan-Ivens passait à La Grande Librairie, en l’écoutant c’est à Tomi que je pensais. La même volonté de vivre, la même hargne, leur ont permis d’être toujours là.

Et voilà encore un livre sur la déportation, les juifs, l’horreur, notre inhumanité. Ça ne se passait pas il y a deux millénaires mais seulement pendant la jeunesse de mes parents. Et il y a toujours des guerres et des horreurs dans notre monde. Il est bien que de tels livres racontent et racontent encore ce que nous ne voudrions plus entendre. J e dois avouer que j’ai trouvé un peu longue la partie dans les camps. J’ai sans doute lu un peu trop de récits du même type dernièrement. Merci tout de même à Véronique Mougin de m’avoir fait connaitre Tomi.

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