KHALIL de Yasmina KHADRA

Sans titre
     Julliard        16/08/2018

Résumé éditeur :

Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’automne. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.

Mon commentaire :

Yasmina KHADRA se met dans la peau de Khalil, un kamikaze des attentats du 13 novembre 2015 dont la ceinture d’explosifs n’a pas explosée. Son ami d’enfance est mort mais pas lui. A partir de là nous suivons dans ses errances, ses questionnements sur la foi, ce jeune Belge d’origine marocaine. On le voit douter puis revenir à ses certitudes.

De nombreux romans font référence aux attentats mais Yasmina KHADRA est certainement l’un des mieux placés pour nous faire comprendre le cheminement intellectuel de ces jeunes musulmans issus de l’immigration. Son ton m’a semblé très juste. D’un coté il nous fait entendre les discours des frères endoctrineurs et de l’autre il confronte les différents points de vue des membres de l’entourage de Khalil qui, atterrés par les attentats, sont loin de penser qu’il a pu être un de ces kamikazes. En décrivant l’engrenage de la radicalisation il se fait l’avocat du diable car, à mon avis, le milieu social n’est pas une excuse à tout. Khalil est surtout sans ambition, sans envie, mais avec des rêve des gloire. Alors qu’il n’a rien voulu apprendre à l’école il est prêt à gober tout ce qu’à la mosquée on lui dira pour devenir un héros, un martyr que tous admireront. C’est aussi un menteur éhonté, au bagout intarissable qui n’a pas peur des contradictions. Il est parfois lucide mais le plus souvent aveuglé par les certitudes qu’ont lui a inculquées car il ne veut surtout pas redescendre dans son caniveau.

La fin est un peu décevante mais pouvait-il y avoir une autre fin?.

Ce roman raconté à la première personne m’a tout de même un peu dérangé, comme tout ce qui est un début d’explication des motifs d’allégeance à ces groupes d’extrémistes. Même s’il ne prend jamais partie, en donnant un semblant d’humanité à son personnage, Yasmina KHADRA nous fait nous attachez à lui malgré nous.

Merci aux Editions Julliard et à NetGalley.        pro_reader_120

#Khalil #NetGalleyFrance

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