Les heures solaires de CAROLINE CAUGANT 

Sans titre
Stock Arpège    02/01/2019

Quatrième de couverture :

Alors qu’elle prépare sa prochaine exposition, Billie, artiste trentenaire, parisienne, apprend la mort brutale de Louise. Sa mère, dont elle s’est tenue éloignée si longtemps, s’est mystérieusement noyée.
Pour Billie, l’heure est venue de retourner à V., le village de son enfance.
Elle retrouve intacts l’arrière-pays méditerranéen, les collines asséchées qu’elle arpentait gamine, la rivière galopante aux échos enchanteurs et féroces, et surtout le souvenir obsédant de celle qu’elle a laissée derrière elle : Lila, l’amie éternelle, la soeur de coeur — la grande absente.
Les Heures solaires brosse le portrait de trois générations de femmes unies par les secrets d’une rivière. Y palpitent l’enfance, l’attachement à sa terre d’origine, l’impossibilité de l’oubli.
Et c’est en creusant la puissance des mémoires familiales que Caroline Caugant pose aussi cette question : les monstres engendrent-ils toujours des monstres ?

Mon commentaire :

Caroline Caugant cite en exergue à son roman cette phrase d’Oscar Wilde que beaucoup d’entre-nous pourrait reprendre: » Une chose dont on ne parle pas n’a jamais existé « .

Dans ce roman captivant sur la filiation, sur les relations mère-fille compliquées, sur les non-dits, la culpabilité, Caroline Caugant a su apporter son originalité au thème des secrets de famille. En nous distillant ses informations au compte goutte, en alternant le récit des 3 générations, avec son style enlevé elle m’a scotché à son récit que je n’ai pu lâcher bien que la vérité ne soit pas difficile à deviner.

Les 3 femmes ont des caractères forts mais sont repliées sur leur secret. C’est silence et bouche cousue dans cette famille où les hommes sont anecdotiques et l’amour maternelle pas toujours présent. Caroline Caugant décortique les conséquences des non-dits qui deviennent souvent un écrasant héritage. Et, comme se demande Billie « Les monstres engendrent-ils des monstres?« . Peut-on oublier d’où l’on vient? Notre vie est-elle conditionnée par les actes de nos ancêtres? Ces questions nous concernent tous.

Caroline Caugant a bien su rendre l’atmosphère étouffante de ce petit village du sud où la nature est omniprésente, le soleil écrasant et la rivière régénérante à moins qu’elle ne soit maudite.

Un seul regret pour moi, la dernière partie, «valse à trois temps», en entrelaçant le destin des 3 femmes, est peut-être poétique mais ne m’a pas convaincu et n’apporte pas grand chose au récit.

Merci au Éditions Stock Arpège et lu dans le cadre des Explorateurs avec lecteurs.com

Sélection 1er semestre des 68 premières fois     banderole

 

 

 

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