Saltimbanques de François PIERETTI

arton2697-9a33e
Viviane Hamy 17/01/2019

Résumé éditeur :

Plusieurs années auparavant, j’avais suivi mon père sur un long trajet, vers Clermont-Ferrand. Parfois il me laissait tenir le volant sur les quatre voies vides du Sud-Ouest, de longs parcours, la lande entrecoupée seulement de scieries et de garages désolés, au loin. Je conduisais de la main gauche, ma mère ne savait pas que j’étais monté devant. C’était irresponsable de sa part, mais la transgression alliée à l’excitation de la route me donnait l’impression d’être adulte, pour quelques kilomètres. Mon père en profitait pour se rouler de fines cigarettes qu’il tenait entre le pouce, l’index et le majeur. Sa langue passait deux fois sur la mince bande de colle. Il venait d’une génération qui ne s’arrêtait pas toutes les deux heures pour faire des pauses et voyageait souvent de nuit. J’avais un jour vu le comparatif d’un crash-test entre deux voitures, l’une datant des années quatre-vingt-dix et l’autre actuelle. Mon frère et sa vieille Renault n’avaient eu aucune chance.

« J’ai voulu écrire l’histoire d’un homme qui court derrière un fantôme. Le narrateur se glisse dans les pas de son frère, fréquente ses amis jongleurs et tente de se fondre dans le souvenir de l’adolescent disparu, mais il n’assiste qu’aux derniers instants de beauté d’un groupe, celui des saltimbanques, voué à se dissoudre. Il y gagne pourtant des compagnons de cordée. Pour le reste, ce sont tout autant des rencontres que des instants captés au hasard de ces dernières années, ainsi que les images qui surnagent en permanence dans mon cerveau : à mon très humble niveau, j’ai été influencé par les constats brutaux et directs de Jim Harrison tout autant que par le brouillard d’enfant perdu de Patrick Modiano. » François Pieretti

Mon commentaire :

L’originalité et l’intérêt de ce roman tient dans la plongée au cœur d’un groupe de jeunes jongleurs ou cracheurs de feu dans laquelle François Pieretti nous entraîne. Les jeunes décrits ici sont passionnés mais néanmoins paumés, se cherchant dans l’alcool, la cigarette et la drogue. Et puis il y a l’énigmatique Appoline qui fait fantasmer tous les garçons.

Le narrateur Nathan est, pour faire son deuil, à la recherche de la personnalité de son petit frère Gabriel décédé dans un accident de voiture à peine son bac passé. Ayant quitté la maison au même âge, alors que celui-ci n’avait que 8 ans, il le connait d’autant moins que ce dernier faisait tout pour l’éviter lors de ses rares retours au bercail. Au départ je croyais qu’il y avait eu un drame familial  qui aurait expliqué l’atmosphère pesante et le brusque départ de l’aîné mais rien…. Nathan est lui aussi un paumé qui espère par ce retour aux origines et sa fuite au sein du groupe de saltimbanques  donner du sens à sa vie.

La deuxième partie est totalement différente quand Nathan, après avoir tenté de se glisser dans la peau de son frère, trouve une sorte de sérénité auprès d’un homme en fin de vie. L’auteur ne nous parle plus du petit frère comme si, ne sachant comment terminer, il était passé à un autre sujet.

J’ai eu un peu de mal avec l’écriture assez classique, travaillée, de ce roman aux nombreux détails insignifiants mais sans véritables dialogues entre les différents personnages.

Sélection premier semestre 2019 des 68 Premières Fois   banderole

2 réflexions sur « Saltimbanques de François PIERETTI »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s