La fille du traître de Leif Davidsen

9782847208931-240x406
Gaïa Editions 01 2019

Titre original : Djœvelen i hullet

Traduit du danois par Frédéric Fourreau

Quatrième de couverture :

Juste avant la chute du Mur, John, un officier de renseignement danois, est exfiltré en Allemagne de l’Est. Puis, quelques années plus tard, il disparaît et refait sa vie en Russie. Sa fille Laila a grandi au Danemark dans la honte de cette trahison. Adulte, elle renonce à une carrière d’officier, vivote en s’occupant d’un camping, et n’a pas su retenir Anders qu’elle aimait.
Lorsque Laila reçoit la visite de deux ex-agents du renseignement, bien décidés à reprendre du service, elle comprend qu’ils ont besoin d’elle. La fille du traître. Et si elle-même avait envie de revoir son père, de rencontrer son demi-frère russe ? Pour se réconcilier ou pour se venger ?
Un drame passionnant sur fond de loyauté et de secrets de famille, un roman à la fois lucide et nostalgique sur la Russie d’aujourd’hui.

Mon commentaire :

La Danoise Laila est la fille d’un traître, un espion passé à la solde de l’ennemi quand l’URSS s’effondrait. Double trahison, car il l’a aussi  abandonnée. Depuis elle n’est plus que colère contre lui et le monde entier. C’est le point de départ de ce roman d’espionnage où des agents secrets en retraite reprennent du service à la manière ancienne.

Leif Davidsen est un journaliste qui connaît bien la Russie et la géopolitique. Son roman est évidemment une fiction, mais est  basée sur des faits réels ou tout à fait plausibles. Il nous donne sa vision de la Russie contemporaine avec des personnages à la psychologie fouillée pour lesquels  la religion, l’amour de la mère patrie, la corruption, l’argent, une certaine brutalité, la rudesse de la nature sont le quotidien. Il nous parle de «l’âme russe» et nous montre les différences de conception de la vie entre les Russes et les autres Européens.

Prise par l’intrigue j’ai lu d’une traite ce roman d’espionnage divertissant qui ne manque pas d’humour avec ses espions un peu has been. J’ai surtout apprécié  la vision que l’auteur nous donne de la Russie et de son face-à- face avec l’Europe et les USA. C’est instructif et certainement proche de la réalité.

Cerise sur le gâteau, Leif Davidsen m’a permis de retourner faire une belle balade dans les rues de Moscou et de retrouver les œuvres du peintre Isaac Levitan qui, entre autre, a immortalisé le village de Ples et la Volga.

Merci à Gaïa Éditions et lu dans le cadre des Explorateurs du polar 2019 avec lecteurs.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s