Mon père de Grégoire Delacourt

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 J.-C. Lattès   20/02/2019

Résumé éditeur :

« Mon Père c’est, d’une certaine manière, l’éternelle histoire du père et du fils et donc du bien et du mal. Souvenons-nous d’Abraham.
Je voulais depuis longtemps écrire le mal qu’on fait à un enfant, qui oblige le père à s’interroger sur sa propre éducation. Ainsi, lorsque Édouard découvre celui qui a violenté son fils et le retrouve, a-t-il le droit de franchir les frontières de cette justice qui fait peu de cas des enfants fracassés ? Et quand on sait que le violenteur est un prêtre et que nous sommes dans la tourmente de ces effroyables affaires, dans le silence coupable de l’Église, peut-on continuer de se taire ? Pardonner à un coupable peut-il réparer sa victime ?
Mon Père est un huis clos où s’affrontent un prêtre et un père. Le premier a violé le fils du second. Un face à face qui dure presque trois jours, pendant lesquels les mensonges, les lâchetés et la violence s’affrontent. Où l’on remonte le temps d’avant, le couple des parents qui se délite, le gamin écartelé dont la solitude en fait une proie parfaite pour ces ogres-là. Où l’on assiste à l’histoire millénaire des Fils sacrifiés, qui commence avec celui d’Abraham.
Mon Père est un roman de colère. Et donc d’amour. »Dans son nouveau roman Mon père, Grégoire Delacourt nous interroge avec force sur notre propre humanité. Un huis clos étouffant, dans lequel la parole se libère, les lâchetés apparaissent, les rancœurs et les blessures éclatent. 

Mon commentaire :

Terriblement d’actualité ce nouveau roman de Grégoire Delacourt qui nous avait habitué à un registre beaucoup plus léger. Ce court récit, malgré ses trop nombreuses références bibliques pour moi, est un véritable coup de poing. Dans ce huis-clos le père d’un enfant victime d’un «père» et un prêtre s’affrontent, essaient de comprendre l’inadmissible. Sur une histoire que l’on connaît bien, mais que l’on essaie d’oublier tant elle est ignoble, l’auteur place ses mots à lui, dignes, sobres mais pleins de rage. Il montre bien le sentiment de culpabilité du père et le mutisme de l’enfant, l’incompréhension de tout l’entourage et ce sentiment de honte qui ravage la victime.

Tout parent se demande et si c’était arrivé au mien? Est-ce que lui aussi n’aurait rien dit ? Est-ce que moi aussi je n’aurais rien vu? Comment aujourd’hui ou même il y a 40 ans pouvait-on ne rien dire parce qu’il s’agissait d’un prêtre? Ces questionnements sont dérangeants mais nécessaires.

Pour autant a-t ’on le droit de faire justice soi-même? Certainement non. Mais quand on se heurte au mur de silence et de dénégation des grandes institutions comme l’église ou l’enseignement, où un simple déplacement a longtemps été la seule réponse à la pédophilie, n’est-il pas normal d’être tenté par la violence?

Grégoire Delacourt dénonce la violence dans la bible, il est en colère contre l’église mais ne met pas en cause la foi. On ne peut être que secoué par ce récit qu’il faut lire.

Merci aux Editions JC Lattès et à NetGalley   pro_reader_120

#MonPère #NetGalleyFrance

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