Les Patriotes de Sana Krasikov

réduit
        Albin Michel       21 08 2019

Coup de cœur  ♥♥♥♥♥

Titre original : The Patriots

Traduit de l’anglais (USA) par Sarah Gurcel

Quatrième de couverture:

Alors que les États-Unis sont frappés par la Grande Dépression, Florence Fein, à seulement 24 ans, quitte Brooklyn pour une ville industrielle de l’Oural, dans la toute jeune URSS. Elle n’y trouvera pas ce qu’elle espérait : un idéal d’indépendance et de liberté. Comme de nombreux Refuzniks, son fils Julian, une fois adulte, émigre aux États-Unis. Des années plus tard, en apprenant l’ouverture des archives du KGB, il revient en Russie et découvre les zones d’ombre de la vie de sa mère.
Entremêlant époques et lieux, ce premier roman magistral de Sana Krasikov nous plonge au cœur de l’affrontement Est-Ouest et explore, à travers le destin de trois générations d’une famille juive, l’histoire méconnue de milliers d’Américains abandonnés par leur pays en pleine terreur stalinienne, et les conséquences de nos choix individuels sur la vie de nos enfants.

Mon commentaire :

Les Patriotes est une saga familiale sur 3 générations: une mère, son fils et son petit fils, tous les 3 confrontés au monde soviétique puis post-soviétique. La vie des occidentaux coincés en URSS sous Staline est un thème connu mais assez peu abordé en littérature. C’est un roman qu’a écrit Sana Krasikov mais elle s’est inspirée de personnages réels et s’est énormément documentée . Son récit, avec des chapitres qui commencent toujours par une vignette indiquant le lieux et l’année, n’est pas linéaire mais entremêle les époques et les protagonistes.

La mère Florence est une jeune idéaliste que le capitalisme effréné de son pays, malgré la terrible crise de 1929, dégoûte. Elle rêve de partage, de justice sociale, et pense qu’elle trouvera la liberté en URSS. Ils furent nombreux à partir, surtout dans la communauté juive américaine des immigrés de fraîche date venant des pays de l’Europe de l’Est. Ce qui est incroyable, c’est qu’en dépit de très nombreuses déconvenues, ils n’ont pas envisagé de repartir quand c’était possible. Malgré tous les efforts fait pour s’intégrer dans la société soviétique ils ont toujours été considérés comme des étrangers, des ennemis de la nation et en plus ils étaient juifs…. Je suis confondue par leur naïveté.

Le fils, Julian, qui a émigré aux USA dans les années 1970, s’adresse à nous directement. Les archives du KGB ayant été ouvertes il veut en savoir plus sur son énigmatique mère et profite d’un voyage professionnel à Moscou pour faire des recherches. Il y retrouve aussi son fils Lenny qui pense pouvoir se construire un bel avenir dans la Russie d’aujourd’hui. Il constate cette Russie a conservé bien méthodes soviétiques.

Ce récit est sans doute un peu long (608 pages!), parfois un peu compliqué avec tous les termes russes mais il m’a passionné. C’est avec regret que je quitte Julian et Florence, le personnage le plus développé par l’auteur. La vie de cette femme courageuse et hors norme, permet à Sana Krasikov de décrire sans juger l’époque Stalinienne.

Merci à Terres d’Amérique/Albin Michel et à Léa du Picabo River Book Club   picabo (2)

608 pages
EAN13 : 9782226326126

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