La Confusion des sentiments de Stefan ZWEIG

reduit
Pavillons Poche   24/01/2019

Traduit de l’allemand par Tatjana MARWINSKI

Résumé éditeur :

Considéré comme un chef-d’œuvre par Freud, à qui il est dédié, ce classique de la littérature, sans cesse réédité depuis sa parution en 1927, paraît aujourd’hui dans une traduction inédite en poche.

À soixante ans, le professeur Roland de D. se remémore sa rencontre, alors qu’il n’avait que dix-neuf ans, avec celui qui devint rapidement un maître pour lui.
Dans la fascination que le mentor exerce sur son élève se mêlent amitié, admiration, désir charnel et amour. Leur relation établit alors pour le jeune homme une réalité nouvelle où les catégories habituelles n’ont plus cours. Face au comportement de son professeur, qui oscille entre chaleur et rejet, Roland hésite entre haine et amour. Et cette confusion le plonge dans de profonds tourments.
« Dans La Confusion des sentiments, Stefan Zweig cherche à cerner ce qui n’a pas encore été exprimé, ce qui est en dehors des catégories conscientes et rationnelles d’une société limitée. C’est ce qui fonde et permet l’originalité de son style. » Tatjana Marwinski.

Mon commentaire :

Vais-je avoir la prétention de critiquer un texte de Stefan Zweig?

Un homme proche de la retraite se remémore le jeune étudiant qu’il fût, à la recherche de son moi profond et nous livre son introspection. Après 6 mois d’errance dans un Berlin noceur il se retrouve dans une université de province avec l’envie de reprendre sérieusement ses études. C’est là qu’il rencontre son mentor, un professeur de philologie anglaise qui va déterminer son futur. La fascination de l’élève pour son maitre, au départ toute intellectuelle, est faite d’une alternance d’attraction et de rejet et l’étudiant ne sait que penser des sautes d’humeur de son maitre. C’est que le professeur était tombé fou-amoureux du jeune homme à une époque où il ne fallait pas parler d’amour entre hommes, la loi l’interdisant et la morale bourgeoise corsetant la société.

De sa belle écriture ciselée, avec un ton toujours juste, précis dans sa description des sentiments ambivalents qui animent les 2 hommes, Stefan Zweig, en seulement 150 pages, aborde tout en délicatesse le thème de l’homosexualité masculine avec ses souffrances, ses ambiguïtés et l’isolement de ceux qui devaient se cacher. Au départ j’ai trouvé les digressions sur Shakespeare un peu trop littéraires. Cependant cette entrée en matière assez lente permet de bien se situer dans le contexte des années 1900. Mais signe de l’époque pas la moindre once de compassion pour la pauvre épouse du professeur!

Lecture commune de février du groupe Cap sur vos envies – Book club

160 pages

EAN : 9782221238936

 

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