Nos corps étrangers de Carine JOAQUIM

La manufacture de livres

07/01/2021

232 pages

ISBN 978-2-35887-724-4

Quatrième de couverture :

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l’agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases: sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et l’insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n’existent plus, d’oublier les trahisons? Et si c’était en dehors de cette famille, auprès d’autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre?

Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions naissantes comme les relations détruites, les incompréhensions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

Mon commentaire :

Un couple et leur fille adolescente quittent Paris pour une maison dans la verdure en grande banlieue. Un déménagement n’a jamais ressoudé un couple, surtout avec une ado capricieuse et rebelle, et, ici, malheurs et déconvenues s’accumulent, une vraie scoumoune! Comme chacun s’enferme dans ses non-dits et pratique la politique de l’autruche, la famille se délite.

Carine Joaquim divise ce premier roman en 3 parties correspondant aux trois trimestres d’une année scolaire. J’ai trouvé très intéressante la partie sur le harcèlement scolaire et les réactions d’une classe face au handicap d’un élève. Par contre j’ai été déçue que le roman vire sur les embrouillaminis conjugaux et les émois adolescents déjà si souvent relatés en littérature. J’ai trouvé le personnage de la fille bien traité, sa désinvolture et son égocentrisme m’ont paru très vrais. Les parents sont, eux, assez superficiellement décrits, ce qui ne les rend pas attachants. Si le titre correspond bien aux personnages, en particulier à celui de la mère, la fin est, pour moi, beaucoup trop mélo.

C’est un récit un peu fourre-tout dans lequel l’auteure aborde un maximum de thèmes sociétaux: l’adolescence, l’adultère, le handicap, les sans papiers, le harcèlement scolaire, l’anorexie, les affres de la création artistique, etc… Souvent un premier roman pêche par excès de thèmes abordés, l’auteur voulant trop en dire, et ici c’est bien le cas. C’est dommage car tout est, de fait, traité trop superficiellement. Il y avait matière à plus d’un roman. Mais, comme c’est bien écrit, j’attends le prochain texte de Carine Joaquim!

Sélection 2021 des

68 premières fois

3 réflexions sur « Nos corps étrangers de Carine JOAQUIM »

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