La Fille de l’ogre de Catherine Bardon

Coup de cœur

♥♥♥♥♥

Les Escales

432 pages

EAN : 9782365696944

Résumé éditeur :

Le bouleversant destin de Flor de Oro Trujillo, la fille d’un des plus sinistres dictateurs que la terre ait portés.

1915. Flor de Oro naît à San Cristóbal, en République dominicaine. Son père, petit truand devenu militaire, ne vise rien de moins que la tête de l’État. Il est déterminé à faire de sa fille une femme cultivée et sophistiquée, à la hauteur de sa propre ambition. Elle quitte alors sa famille pour devenir pensionnaire en France, dans le très chic collège pour jeunes filles de Bouffémont.
Quand son père prend le pouvoir, Flor de Oro rentre dans son île et rencontre celui qui deviendra le premier de ses neuf maris, Porfirio Rubirosa, un play-boy au profil trouble, mi gigolo, mi diplomate-espion, qu’elle épouse à dix-sept ans. Mais Trujillo, seul maître après Dieu, entend contrôler la vie de sa fille. Elle doit lui obéir, comme tous les Dominicains entièrement soumis au Bienfaiteur de la Patrie, ce dictateur sanguinaire.
Marquée par l’emprise de ces deux hommes à l’amour nocif, de mariages en exils, de l’Allemagne nazie aux États-Unis, de grâce en disgrâce, Flor de Oro luttera toute sa vie pour se libérer de leur joug.

Mon commentaire :

C’est avec le plus grand plaisir que je suis retournée faire un tour en République Dominicaine avec Catherine Bardon. Une fois encore son talent de conteuse m’a enchanté.

La fille de l’ogre c’est Flor de Oro Trujillo, la fille aînée du dictateur, surnommé « L’Ogre », qui régenta la vie des Dominicains pendant plus de 30 ans. Si pendant un temps elle a fait la une des tabloïds, elle fut vite oubliée. Catherine Bardon l’a sortie de l’ombre, il faut dire que sa vie fut un vrai roman. C’était une pauvre petite fille riche qui aurait bien voulu s’émanciper de l’écrasante tutelle paternel mais qui agissait souvent en enfant capricieuse et écervelée.

Flor de Oro, envoyée très jeune dans un internat français, a été complètement détruite par le manque d’amour d’un père qu’elle idolâtre. Il ne s’intéresse pas à elle et cependant la surveille, l’étouffe. Ensuite elle est allée de mauvais choix en mauvais choix, en commençant, très jeune, par un amour déraisonnable pour un premier mari toxique qui ne la respectait pas.Toute sa vie elle chercha l’amour et souffrit du manque de liberté.

On ne peut pas dire que Flor de Oro a eu un impact sur la vie politique de son pays, mais ce récit permet de nous replacer dans le contexte des années Trujillo. Cette biographie est aussi une leçon d’histoire. J’avais beau savoir que la République Dominicaine a longtemps été dirigée par un despote, (et oui, j’ai lu Les déracinés !), j’étais loin d’imaginer l’ignominie du personnage. Catherine Bardon en profite pour nous montrer l’attitude ambiguë des autres pays, et bien-sûr des USA ,vis-à-vis du dictateur.

Catherine Bardon est une formidable conteuse et son récit est addictif. Bravo à elle d’avoir remis en lumière le destin hors norme de Flor de Oro Trujillo, une oubliée de Wikipédia et de tous les dictionnaires.

Merci aux éditions les Escales

et à NetGalley

#Lafilledelogre #NetGalleyFrance

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3 réflexions sur « La Fille de l’ogre de Catherine Bardon »

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