Les Monstres de Charles Roux

Coup de cœur

♥♥♥♥

Éditions Rivages

janvier 2021

608 pages

EAN: 9782743651909

Quatrième de couverture :

Lors d’un dîner-spectacle dans un restaurant tenu par une sorcière, au cœur d’une ville de béton sur laquelle plane une menace invisible, un homme et une femme se rencontrent.

Dans ce premier roman plein d’audace, conçu comme un cabinet de curiosités littéraires, Charles Roux explore, à travers un jeu subtil de métaphores et de travestissements, le fascinant mystère de l’identité.

Mon commentaire :

J’ai tourné un certain temps autour de ce livre (tout de même plus de 600 pages!) avant de me lancer. Sans raison particulières, j’avais le pressentiment qu’il n’allait pas me plaire. Sa couverture toute simple qui avait perdu son bandeau coloré ne m’attirait pas vraiment. Mais on ne fait pas repartir un livre des 68 sans l’avoir ouvert. Heureusement! Je me suis régalé avec ce premier roman énigmatique, inventif, inclassable, magique…

L’univers de Charles Roux est très particulier. Au fil de courts chapitres et de manière très habile, il entrecroise la vie de trois personnages qui ne se connaissent pas. Il s’adresse à Alice en la vouvoyant, c’est une enseignante quarantenaire, falote et mal dans sa peau. Il tutoie David, un cadre commercial du même âge, prêt à tout pour réussir. Enfin il utilise le pronom « il » ou « elle » pour les chapitres consacrés à Dominique, l’étrange restaurateur, vieux monsieur ou serveuse sexy, qui vit dans un incroyable musée personnel et utilise ses dons de sorcier(e) au profit de ses clients d’un soir. Pendant qu’un ou plusieurs monstres terrorisent la ville les trois personnages se retrouvent pour un dîner hors du commun où la recherche de vérité est bien le plat principal. Chacun se demandant si ce n’est pas lui le monstre, ce dîner va leur apporter quelques vérités sur eux-même et nous obliger à nous poser des questions.

Une chose est certaine, Charles Roux a de l’imagination. Ce roman inclassable est un peu trop long. Comme beaucoup de primo-romanciers, il a voulu y mettre un maximum d’idées. Il y a beaucoup de redites mais elles forment comme une petite musique.

Assurément un auteur à suivre

Sélection 2021

des 68 Premières Fois